Le jeudi 13 septembre, le gouvernement a annoncé les grandes lignes de son plan pauvreté tant attendu. Parmi ces mesures, l’une d’elles concernait l’accès à la santé des plus modestes et des plus exposés à la précarité médicale : ceux dont les revenus se situent juste au-dessus de la limite pour être éligible à la CMU.

Une mutuelle santé à 1€ par jour

L’idée derrière cette mise en place d’une meilleure mutuelle pour les plus fragiles, c’est de regrouper une grande partie des différentes aides en une seule, plus accessible et qui couvrira, en théorie, les besoins de davantage de personnes. Ainsi, la CMU-C a été annoncée.

Cette couverture médicale universelle continuera d’être gratuite pour ceux qui bénéficient de la CMU aujourd’hui, mais coûtera un euro par jour, maximum, à tous ceux qui en bénéficieront alors qu’ils ne sont pas éligibles à la CMU. Dans l’ensemble, ce regroupement des mutuelles santés coûtera plus cher à ceux qui en profiteront que ne leur coûtent les différentes mutuelles actuelles.

En effet, ceux qui n’étaient pas éligibles à la CMU l’étaient souvent à l’ACS (Aide pour la Couverture Santé) et recevaient un chèque, dont le montant variait selon certaines circonstances, pour les aider à financer leur couverture. L’ACS disparaît et beaucoup verront le montant de leur mutuelle santé augmenter en conséquence.

Les assurances-santés toujours disponibles

Pour ceux qui le souhaitent et qui en ont les moyens, rien ne change au niveau des assurances-santés. Chacun est toujours libre, à hauteur de ses moyens, de souscrire à une mutuelle santé privée qui lui offrira de nombreux avantages selon les circonstances. Par exemple, quelqu’un avec des frais dentaires importants aura tout intérêt à prendre une complémentaire spécialisée.

Pour cela, il existe des simulateurs très efficaces comme sur le site MAAF. Vous pouvez, en quelques clics, évaluer vos besoins les plus importants (ophtalmologiste, dentiste, urgences et rapatriements, etc.) et obtenir un devis sur l’un des multiples contrats disponibles. Grâce à cela, vous pouvez être sûr de payer votre mutuelle privée à un prix adapté à vos besoins.

Pourtant, c’est justement cet aspect de la nouvelle CMU-C qui gêne ses détracteurs. Ils estiment, en effet, que les personnes les plus démunies deviennent alors responsables du financement de leur propre mutuelle. Une conception à l’opposée de l’idée d’une sécurité sociale qui fait participer davantage les plus aisés pour répartir plus justement les richesses.

Mieux couvrir tous les contribuables

Si l’avènement de la CMU-C se traduira par une augmentation du coût de la mutuelle santé pour certains, elle se traduira également par une meilleure couverture médicale. Si on ne prend que l’exemple des personnes handicapées, elles auront désormais accès à une prise en charge complète de leurs besoins, ce qui n’était pas systématiquement le cas jusque-là.

De même, le gouvernement espère, avec cette nouvelle CMU-C, toucher plus de personnes qu’avec l’ACS. Effectivement, cette aide est trop peu connue et mal distribuée. Résultat, 50% des contribuables qui pourraient la demander ne le font jamais et se retrouvent mal couverts en cas de problème.