Selon un sondage réalisé pour Sidaction le 21 mars, 20% des jeunes de 15 à 24 ans se sentent mal informés sur le VIH. Les idées reçues et les fausses croyances continuent à se disperser parmi la jeune génération. Certains imaginent que l’on peut être contaminé en embrassant une personne séropositive ou au contact de sa transpiration, tandis que d’autres pensent qu’un traitement pour soigner la maladie existe. Quelles solutions apporter pour éclairer les nombreuses questions sur le sujet ?

Ne pas avoir peur d’en parler

 

Le VIH peut être un sujet tabou dans certains endroits car c’est une maladie qui fait peur. Il ne faut justement pas hésiter à en parler afin de sensibiliser les jeunes et limiter ainsi tout accident. Dans les établissements scolaires, des réunions peuvent être mises en place afin de partager son expérience et son ressenti. Les jeunes ont parfois plus de facilité à discuter entre eux que face à des professionnels.

Vous pouvez également faire venir des victimes de la maladie qui témoigneront de leur vécu afin que les élèves voient que c’est bien réel et que cela peut toucher tout le monde. Une relation de confiance s’instaurera ainsi et les élèves pourront discuter de leurs craintes aisément avec les victimes.

Un questionnaire santé pour ouvrir le dialogue

Des questionnaires peuvent ainsi être distribués par la suite afin de voir si des incompréhensions persistent. Des logiciels existent pour vous faciliter la tâche avec un accompagnement professionnel dans le but de rendre votre exercice le plus pertinent possible. Cliquez sur le lien suivant pour accéder au logiciel si vous souhaitez réaliser votre sondage. Vous pouvez également vous inspirer du sondage Sidaction pour créer le vôtre.

Des sondages anonymes peuvent également être mis à disposition des élèves afin de connaître leurs ressenti sur la maladie et savoir s’ils se sentent suffisamment informés. Certains vous donneront peut-être des idées de thématiques à aborder sur des sujets différents ou des exercices à réaliser.

Une contamination en hausse de 24% depuis 2007

La contamination chez les jeunes de 15 à 24 ans n’a cessé d’augmenter depuis onze ans et les pratiques à risques persistent : 14% des jeunes confient avoir été exposé au moins une fois au risque et plus de la moitié n’ont jamais fait de test de dépistage. A écouter leurs témoignages, un manque de confiance concernant l’information serait à l’origine de cette hausse. Ils estiment que l’Éducation nationale devrait en faire plus en matière d’information sur le VIH.