Alors que le métier de kinésithérapeute a été inventé il y a seulement 50 ans, il traverse déjà de graves crises et semble menacé de disparition. Pourquoi ? Notamment parce que son champ de compétence est mal défini, alors même que l’on sait l’apport essentiel en bien-être qu’il procure, ainsi que les avancées techniques qu’il a permises.

Un métier très concurrencé

Le plus gros problème que rencontre la kinésithérapie actuellement, c’est sans doute celui de la concurrence. De nombreux actes médicaux, qui n’étaient jusque-là dispensés que par des kinésithérapeutes agréés, sont désormais accessibles à d’autres corps de métier. Ces praticiens ne sont pourtant souvent même pas reconnus comme médecins.

C’est là l’un des problèmes majeurs que rencontre la kinésithérapie en France. Officiellement, elle est une pratique médicale, mais elle est très peu reconnue par les autres champs d’application de la médecine et se retrouve alors concurrencée par des métiers non médicaux. Elle subit donc tous les inconvénients d’être une pratique médicale tout en voyant les intérêts disparaître petit à petit.

Pourtant, il serait injuste de dire que la responsabilité incombe aux chiropracteurs, ostéopathes et sages-femmes qui ont récupéré le droit de pratiquer certains actes médicaux. Même les masseurs professionnels, dont l’activité est loin d’être médicale, font parfois concurrence aux kinésithérapeutes. Le problème semble beaucoup plus venir du statut que l’on donne à la science de la kinésithérapie tout entière.

Un métier parfois difficile à pratiquer

Peu de kinésithérapeutes pratiquent leur activité dans le secteur public, à cause des rémunérations ridiculement basses et beaucoup de postes à pourvoir ne trouvent jamais preneur. Résultat, la majorité pratique ce métier dans un cabinet, ce qui entraîne de nombreux coûts et de nombreuses responsabilités dont certains kinés se passeraient bien.

Heureusement, il existe des solutions d’aménagement et de matériel, comme le site Promokine.com, qui sont suffisamment accessibles pour permettre aux professionnels d’aborder cette question sereinement. Cependant, la première installation représente toujours un coût important à prévoir et qui n’existe pas forcément dans d’autres professions médicales ou de bien-être.

Enfin, assez paradoxalement, les kinésithérapeutes sont souvent surmenés. Certes, ils souffrent de la concurrence, mais leur statut encore suffisamment à part leur permet d’attirer une clientèle très importante. Cependant, cela n’est pas toujours aussi avantageux que l’on pourrait le penser puisque les kinés se retrouvent alors souvent surmenés et impuissants face à la demande importante que les hôpitaux et les autres professions de bien-être ne peuvent pas prendre en charge.

Une situation paradoxale

Voilà donc tout le paradoxe du métier de kinésithérapeute, une profession exigeante mais attaquée de toute part par d’autres professions non médicales. Une profession qui a du mal à trouver sa place entre ce que l’on exige d’elle de prendre en charge et ce que l’on souhaiterait qu’elle abandonne au domaine du bien-être.

Pourtant, les kinés ne cessent de défendre le rôle essentiel que pourrait jouer leur domaine de compétence dans la recherche et l’accessibilité au bien-être pour tous. Sans doute qu’une meilleure définition de ce champ d’application et une harmonisation des domaines d’application seraient nécessaires.