La luminothérapie est un traitement médical utilisé depuis plus d’un siècle, souvent en psychiatrie, pour prévenir ou guérir certains troubles comme la dépression, l’insomnie ou les troubles du rythme circadien. Aujourd’hui, elle connaît un regain de popularité en France, notamment avec l’apparition d’appareils de luminothérapie accessibles aux particuliers.

L’histoire de la luminothérapie

La luminothérapie a connu un grand succès au début du vingtième, notamment grâce aux effets qu’elle semblait avoir sur le système immunitaire et le traitement de certaines infections. Le médecin Niels Ryberg Finsen, qui permit de grandes avancées en la matière, reçut même le prix Nobel de médecine en 1903.

Pourtant, la découverte de la pénicilline et la banalisation des vaccins poussèrent la luminothérapie dans l’oubli. C’est seulement dans les années 80 qu’elle sera à nouveau utilisée en psychiatrie, notamment pour traiter les dépressions saisonnières liées au manque de luminosité. Son utilisation va petit-à-petit être élargie à la dépression en générale ainsi qu’à l’insomnie.

Malgré des résultats probants et des études abondants dans le sens de son efficacité, il faudra attendre 2005 pour que les associations officielles de médecins américains reconnaissent la luminothérapie comme une forme de thérapie psychique efficace dans le cadre du traitement de certaines pathologies.

Comment fonctionne la luminothérapie ?

Les effets de la luminothérapie sont assez faciles à comprendre. Notre corps est extrêmement sensible à la lumière du soleil et produit une multitude d’hormones en réponse à son exposition. La mélatonine, l’hormone du sommeil, est par exemple sécrétée seulement en l’absence de lumière du soleil.

Chez un individu trop peu exposé, la mélatonine sera produite en continu. Résultat, le sujet sera fatigué toute la journée, mais aura beaucoup de mal à trouver le sommeil le soir, incapable désormais de sécréter suffisamment de mélatonine pour s’endormir. Tout cela, c’est ce que l’on appelle grossièrement « l’horloge biologique ».

L’exposition contrôlée à la lumière permet alors de régler l’horloge biologique et de supprimer ses conséquences, parmi lesquelles une diminution de la sécrétion de sérotonine. La sérotonine est un neurotransmetteur qui est connu pour son effet antidépresseur et le rôle qu’il joue dans la régulation de l’appétit.

L’avenir de la luminothérapie

Si la luminothérapie aidait déjà les malades à se sentir mieux il y a un siècle, elle rencontre aujourd’hui un succès encore plus important. Pourquoi ? Parce que l’exposition moyenne au soleil est de moins en moins importante, mais aussi parce que les écrans participent beaucoup à dérégler notre horloge biologique.

La luminothérapie a donc un bel avenir devant elle, d’autant plus que son efficacité ne semble plus remise en question aujourd’hui. Evidemment, il est bon de ne pas trop en attendre et de connaître les limites de ce traitement, mais il faut surtout veiller à acheter du matériel de bonne qualité pour ne pas dépenser inutilement son argent.